Le Triomphe de Bacchus, vers 1655, Michaelina Wautier

Ce mâle presque nu, au centre de la toile, attire tous les regards… Pourtant, il n’aurait jamais du se trouver là. Jusqu’au 20e siècle, il n’était pas convenable qu’une femme peigne autre chose que des portraits et des natures mortes. En représentant cette scène mythologique, en plein 16e siècle, l’artiste bruxelloise violait plus d’un interdit. En plus de s’attaquer au tableau d’histoire, genre le plus noble, elle peint la nudité masculine, ce qu’aucune femme n’osa faire avant elle !

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Main Coquillage, (1934), Dora Maar

Dora Maar est surtout connue pour avoir été la muse et l’amante de Pablo Picasso. Le peintre fera d’elle plusieurs portraits dont La Femme qui pleure (1937). Or, cette relation occulta l’artiste qu’elle fut, l’une des plus grandes photographes surréalistes. Après des études d’art, Dora Maar choisit la photographie, un mode d’expression très à la mode dans les années 30 et immédiatement rentable. Très jeune, elle arpente les rues de Paris et montre déjà une sensibilité surréaliste. Avec son appareil, elle capte le caractère bizarre, magique ou absurde de situations en apparence banales.

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Gargantua, Honoré Daumier

En août 1832, le caricaturiste Honoré Daumier est jeté au trou. Il devra purger 6 mois de prison et payer 500 F d’amende. Le régime du roi Louis Philippe (1830-1848) lui reproche d’avoir réalisé une série de caricatures contre le souverain. Gargantua est l’une d’elle. Ce dessin paraîtra le 16 décembre 1831 dans La Caricature, journal d’opposition républicain.

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Sarah Bernhardt, Félix Nadar, 1864

Son visage nous fait face, mais son regard nous ignore. Songeur, mélancolique, intense, il fixe un ailleurs énigmatique… Sarah Bernhardt semble ici sur une scène de théâtre, rongée par quelque drame amoureux, consumée par quelque destin sombre et magnifique. Il n’en est rien. La comédienne pose ici dans l’atelier parisien de Félix Nadar. L’un des plus brillants photographes français du 19ème siècle, connu pour sa « galerie de célébrités », où figurent les portraits de Georges Sand, d’Alexandre Dumas, de Victor Hugo, d’Auguste Rodin, de Charles Baudelaire… Lire la suite « Sarah Bernhardt, Félix Nadar, 1864 »

Le buste de Goethe, Pierre-Jean David, dit David d’Angers

Parmi les rares portraits de Goethe, il en est un qui fit couler beaucoup d’encre. Il fut réalisé par le sculpteur David d’Angers, connu pour ses portraits des « grands hommes » de son temps. Fasciné par les romantiques allemands, il a fait de Goethe son idole absolue. Désireux de modeler le profil du grand poète, l’artiste se rend à Weimar où Goethe reçoit ses admirateurs. Lire la suite « Le buste de Goethe, Pierre-Jean David, dit David d’Angers »

L’enfant au Toton (1738), Jean Siméon Chardin

Au « Siècle des Lumières », les enfants et leur éducation mobilise l’attention des philosophes et des artistes. Chardin leur consacre plusieurs toiles, dont celle-ci peinte vers 1738. Il est le premier à peindre, avec une si grande acuité, la psychologie de l’enfant et son univers fait d’imagination, de jeu et d’insouciance.

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Le Berceau, Berthe Morisot

Reconnu sur le tard, le talent impressionniste de Berthe Morisot est, pourtant, le premier à être loué parmi les critiques d’art. « Rien n’est plus vrai, ni plus tendre à la fois que cette mère (…) qui se penche vers un berceau où s’endort un enfant rose doucement visible à travers la nuée pâle des mousselines, » écrit ainsi le critique Jean Prouvaire à propos du Berceau. Cette oeuvre, la plus célèbre de l’artiste, sera exposée en 1874 au Salon des Refusés, la première exposition impressionniste. Berthe est alors la seule femme à exposer avec le groupe avant-gardiste.

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Ernest Pignon-Ernest – Série « Epidémies », Naples

Pour Ernest Pignon-Ernest, la rue n’est pas qu’une source d’inspiration. Avec son « potentiel poétique, dramatique, suggestif », la rue est la matière première de l’oeuvre d’art ! Pionnier du street-art (1), l’artiste niçois colle ses dessins, depuis 40 ans, sur les murs du monde entier. Les corps qu’il représente sont souvent magnifiés ou bien humiliés, martyrisés, en souffrance. Mais « l’oeuvre d’art, ce n’est pas mon dessin, » explique-t-il. « C’est ce qu’il provoque dans le lieu ! »
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La Valse, Camille Claudel

Lorsqu’elle entame La Valse en 1889, Camille Claudel est praticienne dans l’atelier de Rodin. Du « maître », elle est aussi la muse, la maitresse et une émule dont elle rêve de s’émanciper afin d’affirmer son style. Ecartant les sujets mythologiques, elle cherche alors à traduire des impressions physiques ou sentimentales. La Valse illustre cette quête artistique. Lire la suite « La Valse, Camille Claudel »

Terrasse du Café sur la Place du Forum à Arles, le soir – Van Gogh

Quand il arrive à Arles en 1888, Van Gogh n’a qu’une envie : Peindre le ciel nocturne qui le fascine de façon obsédante. De ce « sujet », il peindra trois tableaux (1). Le premier est intitulé « Terrasse du Café sur la Place du Forum à Arles, le soir ». Situé face à la rue, le peintre à vue sur ses profondeurs. Il peut ainsi enrichir sa toile de plusieurs éléments, dont cette terrasse de café qu’une lampe à gaz inonde de lumière.
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